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@ -54,21 +54,45 @@ Notre dépendance aux big tech américaines est actée et peut difficilement êt
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= Pourquoi tout le monde utilise les big tech
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Pourquoi les messageries instantanées par défaut pour la plupart des utilisateurs (Whats’app, Messenger, Instagram, ...) sont détenues par des BigTech américaines ? Et pourquoi même quand des protocoles décentralisés existent, par exemple SMTP (Simple Mail Transfer Protocol) permettant l’envoi de couriel sans dépendance à un serveur central, les principaux fournisseurs restent des big tech américaines (Gmail, Outlook, ICloud). Qu’est-ce qui pousse les utilisateurs à choisir ces solutions ? Et pourquoi seuls les ferru de confidentialité semblent se pencher sur des solutions alternatives ? C’est ce que nous allons essayer de comprendre dans cette partie. En étudiant d’abord le cas des particuliers, puis le cas analogue de l’usage des big tech en entreprise.
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Pourquoi les messageries instantanées par défaut pour la plupart des utilisateurs (Whats’app, Messenger, Instagram, ...) sont détenues par des BigTech américaines ? Et pourquoi même quand des protocoles décentralisés existent, par exemple SMTP (Simple Mail Transfer Protocol) permettant l’envoi de couriel sans dépendance à un serveur central, les principaux fournisseurs restent des big tech américaines (Gmail, Outlook, ICloud).
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Qu’est-ce qui pousse les utilisateurs à choisir ces solutions ? Et pourquoi seuls les ferru de confidentialité semblent se pencher sur des solutions alternatives ? C’est ce que nous allons essayer de comprendre dans cette partie.
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En étudiant d’abord le cas des particuliers, puis le cas analogue de l’usage des big tech en entreprise.
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== Pour les particuliers
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Beaucoup de personnes ne se posent même pas la question. Déjà, notre profil d’informaticien nous biaise dans da réflexion, et la place du numérique est probablement bien plus faible que nous le croyons pour la population générale. Si les nouvelles générations semblent plus à l’aise avec l’outil numérique, cela ne se traduit pas forcément en une éducation numérique plus complète : ce n’est pas parce-que l’on passe beaucoup de temps sur les réseaux sociaux que nous sommes sensibilisés aux enjeux du numérique et de la concentration du pouvoir. Les services des big tech restent pour beaucoup un outil dont la remise en question n’est pas envisagée.
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Il s’agit aussi d’un effet de masse : si nos amis utilisent un groupe Instagram, ne pas l’utiliser nous excluerai du groupe. Nous sommes alors globalement contraint d’utiliser tous les réseaux sociaux principaux. Pour un outil aussi crucial que la messagerie instantanée, il serait pourtant légitime de souhaiter à minima une intercompatibilité des services, mais cela n’est pas le cas car les acteurs du marché n’ont aucun intérêt commercial à le faire.
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En témoigne le conflit entre Apple et Google à propos du RCS "Rich Communication Services" (protocole de messagerie instantanée fonctionnant en remplacement des SMS), Apple ayant refusé durant plusieurs années de rentre intercompatible leur protocole propriétaire IMessage avec le protocole RCS. Cela excluait les utilisateurs qui n’avaient pas "les bulles bleues" signifiant un message IMessage, et vice-versa. C’est finalement l’UE qui a contraint Apple à adopter le RCS en 2023 #citef(<zimmerLEuropeVaContraindre2022>).
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Beaucoup de personnes ne se posent même pas la question.
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Déjà, notre profil d’informaticien nous biaise dans da réflexion, et la place du numérique est probablement bien plus faible que nous le croyons pour la population générale.
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Si les nouvelles générations semblent plus à l’aise avec l’outil numérique, cela ne se traduit pas forcément en une éducation numérique plus complète : ce n’est pas parce-que l’on passe beaucoup de temps sur les réseaux sociaux que nous sommes sensibilisés aux enjeux du numérique et de la concentration du pouvoir.
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Les services des big tech restent pour beaucoup un outil dont la remise en question n’est pas envisagée.
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Il s’agit aussi d’un effet de masse : si nos amis utilisent un groupe Instagram, ne pas l’utiliser nous excluerai du groupe. Nous sommes alors globalement contraint d’utiliser tous les réseaux sociaux principaux.
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Pour un outil aussi crucial que la messagerie instantanée, il serait pourtant légitime de souhaiter à minima une intercompatibilité des services, mais cela n’est pas le cas car les acteurs du marché n’ont aucun intérêt commercial à le faire.
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En témoigne le conflit entre Apple et Google à propos du RCS "Rich Communication Services" (protocole de messagerie instantanée fonctionnant en remplacement des SMS), Apple ayant refusé durant plusieurs années de rentre intercompatible leur protocole propriétaire IMessage avec le protocole RCS.
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Cela excluait les utilisateurs qui n’avaient pas "les bulles bleues" signifiant un message IMessage, et vice-versa.
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C’est finalement l’UE qui a contraint Apple à adopter le RCS en 2023 #citef(<zimmerLEuropeVaContraindre2022>).
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Cependant, dans de nombreux domaines du numérique, l’utilisateur a le choix. Par exemple le fournisseur d’hébergement de fichiers, le fournisseur de couriel, le moteur de recherche, le navigateur web, etc. Et dans le cas où une remise en question des big tech est envisagée, l’utilisateur est vite rappelé à la réalité : il n’a aucun intérêt à changer. Les big tech, ça fonctionne avec les taux de disponibilité les plus élevés du marché, ça propose les dernières fonctionnalités, c’est très abordable ou même gratuit, et c’est utilisé par tout le monde donc c’est fiable et si ça casse, on est pas tout seul. On arrive dons rapidement à une sensation de privation en quittant les big tech. Et pourquoi se priver de tout ça, à quoi bon ? Pour l’utilisateur qui n’est pas éduqué à ces sujets, la question est vite répondue, et même pour les plus sensibilisés, le changement peut être difficile.
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Cependant, dans de nombreux domaines du numérique, l’utilisateur a le choix.
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Par exemple le fournisseur d’hébergement de fichiers, le fournisseur de couriel, le moteur de recherche, le navigateur web, etc.
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Et dans le cas où une remise en question des big tech est envisagée, l’utilisateur est vite rappelé à la réalité : il n’a aucun intérêt à changer.
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Les big tech, ça fonctionne avec les taux de disponibilité les plus élevés du marché, ça propose les dernières fonctionnalités, c’est très abordable ou même gratuit, et c’est utilisé par tout le monde donc c’est fiable et si ça casse, on est pas tout seul.
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On arrive dons rapidement à une sensation de privation en quittant les big tech.
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Et pourquoi se priver de tout ça, à quoi bon ? Pour l’utilisateur qui n’est pas éduqué à ces sujets, la question est vite répondue, et même pour les plus sensibilisés, le changement peut être difficile.
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Il y a aussi la notion d’écosystème pour lesquels les big tech sont très fortes : on crée un compte sur une seule plateforme et on a tout d’un coup. Un moteur de recherche, un suite bureautique, un fournisseur email, du stockage en ligne, etc. Choisir les big tech, c’est choisir la facilité, le tout en un, et les prix faibles. C’est cette même raison que les particuliers choisissent de faire leurs courses à Carrefour plutôt qu’à l’épicerie du coin.
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Il y a aussi la notion d’écosystème pour lesquels les big tech sont très fortes : on crée un compte sur une seule plateforme et on a tout d’un coup.
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Un moteur de recherche, un suite bureautique, un fournisseur email, du stockage en ligne, etc.
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Choisir les big tech, c’est choisir la facilité, le tout en un, et les prix faibles.
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C’est cette même raison que les particuliers choisissent de faire leurs courses à Carrefour plutôt qu’à l’épicerie du coin.
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== En entreprise
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Aujourd’hui, Microsoft domine très largement le monde de l’entreprise avec sa suite Microsoft 365. « Trois quarts des organisations de plus de 250 collaborateurs s’appuient aujourd’hui sur ses solutions. »#citef(<ITRnewsPremierQuotidien>) En 2015, c’était déjà 80% des entreprises du CAC40 qui dépendaient de Microsoft 365 #citef(<60EntreprisesCAC402015>). Même si l’on pourrait croire que les grandes entreprises font davantage attention à ce qu’elles utilisent, le constat est le même que pour les particuliers : « dans les organisations, la souveraineté reste un sujet abstrait tant qu’elle n’améliore ni l’efficacité quotidienne ni l’expérience utilisateur. »#citef(<ITRnewsPremierQuotidien>). Si un particulier est libre de prendre un peu de temps pour échapper au piège des écosystèmes des big tech, pour les entreprises, il s’agit surtout d’une question business et du risque que l’on se permet de prendre pour augmenter sa productivité. On accepte d’être au merci d’une unique entreprise américaine (e.g. Microsoft), mais en échange, on booste notre productivité via un écosystème complet : suite bureautique (Office), emails (Outlook), intranet (Sharepoint), visioconférences et messagerie instantanée (Teams), chatbot LLM (Copilot), utilisateurs, LDAP et SSO (Entra ID), salles de réunion (Bookings), stockage en ligne (OneDrive), et encore un multitude de services, le tout pour une vingtaine d’euros mensuels par employé. Pour beaucoup d’entreprises, le gain en productivité et en complexité IT est tel que la question ne se pose même pas. Microsoft est pour le coup le seul acteur du marché à posséder un tel écosystème, et l’on pourrait presque parler d’un monopole en europe. Google essaye tant bien que mal de s’intégrer en entreprise, mais les services sont moindres.
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Aujourd’hui, Microsoft domine très largement le monde de l’entreprise avec sa suite Microsoft 365.
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« Trois quarts des organisations de plus de 250 collaborateurs s’appuient aujourd’hui sur ses solution. »#citef(<ITRnewsPremierQuotidien>) En 2015, c’était déjà 80% des entreprises du CAC40 qui dépendaient de Microsoft 365 #citef(<60EntreprisesCAC402015>).
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Même si l’on pourrait croire que les grandes entreprises font davantage attention à ce qu’elles utilisent, le constat est le même que pour les particuliers : « dans les organisations, la souveraineté reste un sujet abstrait tant qu’elle n’améliore ni l’efficacité quotidienne ni l’expérience utilisateur. »#citef(<ITRnewsPremierQuotidien>).
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Si un particulier est libre de prendre un peu de temps pour échapper au piège des écosystèmes des big tech, pour les entreprises, il s’agit surtout d’une question business et du risque que l’on se permet de prendre pour augmenter sa productivité.
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On accepte d’être au merci d’une unique entreprise américaine (e.g. Microsoft), mais en échange, on booste notre productivité via un écosystème complet : suite bureautique (Office), emails (Outlook), intranet (Sharepoint), visioconférences et messagerie instantanée (Teams), chatbot LLM (Copilot), utilisateurs, LDAP et SSO (Entra ID), salles de réunion (Bookings), stockage en ligne (OneDrive), et encore un multitude de services, le tout pour une vingtaine d’euros mensuels par employé.
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Pour beaucoup d’entreprises, le gain en productivité et en simplicité IT est tel que la question ne se pose même pas.
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Microsoft est pour le coup le seul acteur du marché à posséder un tel écosystème, et l’on pourrait presque parler d’un monopole en europe.
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Google essaye tant bien que mal de s’intégrer en entreprise, mais les services sont moindres.
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= Pourquoi vouloir quitter les big tech
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@ -78,24 +102,38 @@ La question n’est pas si simple, et il y a bel et bien des risques à prendre
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== Centralisation du pouvoir
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La situation observée est une forme d’oligopole #footnote[Définition Larousse : « Marché dans lequel il n'y a qu'un petit nombre de vendeurs, en principe de grande dimension, en face d'une multitude d'acheteurs. (Exemple : le marché de l'automobile, des ordinateurs.) »] : les solutions alternatives existent et personne ne les empêche de se développer, mais la grande majorité des utilisateurs et entreprises se tourenet vers les big tech. Cette situation implique les mêmes problèmes que ceux impliqués par un monopole : Quand Microsoft a augmenté le prix de sa suite 365 jusqu’à 25% dans le monde en 2022#citef(<guilbertQuitterMicrosoft3652026>), les entreprises n’avaient pas le choix : aucun concurrent ne faisait aussi bien. De plus, la complexité d’une migration rend les entreprises prisonières des big tech
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La situation observée est une forme d’oligopole #footnote[Définition Larousse : « Marché dans lequel il n'y a qu'un petit nombre de vendeurs, en principe de grande dimension, en face d'une multitude d'acheteurs. (Exemple : le marché de l'automobile, des ordinateurs.) »] : les solutions alternatives existent et personne ne les empêche de se développer, mais la grande majorité des utilisateurs et entreprises se tourenet vers les big tech.
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Cette situation implique les mêmes problèmes que ceux impliqués par un monopole : Quand Microsoft a augmenté le prix de sa suite 365 jusqu’à 25% dans le monde en 2022#citef(<guilbertQuitterMicrosoft3652026>), les entreprises n’avaient pas le choix : aucun concurrent ne faisait aussi bien.
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De plus, la complexité d’une migration rend les companies prisonières des big tech à court terme.
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La centralisation du pouvoir peut aussi poser de nombreux problèmes quand les bénéficiaires de ce pouvoir ne sont pas tout propre, abusent de leur pouvoir, ou ne prennent pas les responsabilités que ce pouvoir implique. En témoingent les nombreux scandales (Facebook et Cambridge Analytica), et sanctions prononcées par l’Union Européenne (Par exemple une amende de 746 millions d’euros en 2021 émise envers le géant Amazon pour non respect du RGPD)#citef(<AmazonEcopeDune2021>)
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Une telle concentration du pouvoir provoque aussi des concurrences déloyales : la puissance des big tech leur permet de rapidement dominer un marché et d’écraser les plus petits acteurs. En effet, les big tech ont une grande force de frappe, et en addition, ne sont pas toujours soumises aux mêmes régulations que les acteurs locaux. Par exemple dans le cas de la finance, les contrôles et la legislation n’est pas la même pour ces acteurs que pour les banques traditionnelles.#cietf(<redaccionHowWeProtect2024>)
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Une telle concentration du pouvoir provoque aussi des concurrences déloyales : la puissance des big tech leur permet de rapidement dominer un marché et d’écraser les plus petits acteurs. En effet, les big tech ont une grande force de frappe, et en addition, ne sont pas toujours soumises aux mêmes régulations que les acteurs locaux. Par exemple dans le cas de la finance, les contrôles et la legislation n’est pas la même pour ces acteurs que pour les banques traditionnelles.#citef(<redaccionHowWeProtect2024>)
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== On ne sait pas comment ça marche : obfuscation et perte de contrôle
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== On ne sait pas comment ça marche : obfuscation et perte de contrôle
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En informatique, si on le veut, on peut modifier très facilement un comportement et avoir le contrôle de toute la chaine : pas besoin de machines de production, peu de dépendance à des objets physiques, un ordinateur et c’est tout.
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Mais cela est à double tranchant car l’obfuscation en retour est très facile à faire (compilation ou architectures client-serveur) alors que pour les autres domaines de l’industrie, nous pouvous toujours étudier comment une voiture est faite, comment notre maison est construite.
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Nous pouvons réparer et personnaliser nous même notre voiture (mécanique, passerelles CAN, ...), et assembler nous même des objets non faits pour fonctionner les uns avec les autres.
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Mais pour les services des big tech, cela est impossible (dans une certaine limite).
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En effet, les big tech n’ont souvent aucun intérêt à nous laisser modifier leurs produits car cela est contraire à leur modèle économique (sinon nous pourrions retirer les publicités et restrictions de licences).
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Il existe bel et bien un paradis en informatique où l’on peut avoir en même temps la simplicité et la personnalisation. Il s’agit du monde de l’open-source que nous évoquerons dans les alternatives aux big tech, mais ce monde vient aussi avec ses défauts (financement, sécurité, ...).
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== Souveraineté et dépendance à un état étranger
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Aux États-Unis, les big tech telles que Google, Facebook, Amazon et Apple sont omniprésentes, et cela pose de nombreux défis pour les raisons évoquées précédemment.
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En Europe, la place des big tech y est légèrement réduite, mais les dangers en sont pourtant largement suppérieurs. En effet, la dépendance à une entreprise étrangère place le pays du siège social dans une position économiquement et géopolitiquement dominante.
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Nous injectons de l’argent dans l’économie américaine au détriment de la notre. Quand Donald Trump annonce une augmentation massive des droits de douanne début 2025, il évoque l’inégalité du marché : les États-Unis importent davantage de biens matériels qu’ils n’en exportent aux pays concernés. Mais les souscriptions de services numériques et les revenus publicitaires restent bien entendu exclus de l’équation. Pourtant, Apple, Google et Facebook généraient déjà plus de 50% de leur chiffre d’affaire à l’étranger en 2016 #citef(<FourRegneQuatre>)
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Cloud act
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== Influence de masse et contrôle des populations
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Données personnelles
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Cambridge Analytica
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Cambridge Analytica & vente de données perso par Fb
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influence sur la bourse
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= Comment quitter les big tech
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