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Clément Grennerat 2026-05-18 17:56:45 +02:00
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@ -177,8 +177,6 @@ Pour les entreprises, les alternatives existent aussi, et consistent aussi en de
LÉtat, et en particulier des instances comme lUnion européenne, a aussi un rôle à jouer en matière de régulation pour protéger la souveraineté, la sécurité et léconomie des États.
En témoignent limposition du RCS à Apple en 2023 #citef(<zimmerLEuropeVaContraindre2022>), ou encore lobligation dadopter lUSB Type-C en 2024 pour tous les modèles de téléphones portables, contraignant Apple à remplacer son connecteur Lightning par lUSB-C sur ses iPhones.
Cependant, malgré la taille du marché européen, lUE se cantonne à des réglementations certes importantes, mais qui restent largement insufisantes pour réduire lemprise de la tech Américaine sur les utilisateurs européen. Les États eux mêmes ont certes une force de frappe faible pour faire changer les big tech, mais peuvent facilement introduire des réglementations pour sen détacher. Cest pourtant encore aujourdhui un rêve : lÉtat français a par exemple encore du mal à détacher ses propres administrations des GAFAM. Si certaines institutions critiques ont réussi à sen détacher (par exemple la gendarmerie qui nutilise plus Windows), cela reste lexception et de nombreuses autres peines à quitter les big tech. Par exemple lÉducation Nationale, qui non dépourvue dambitions de souveraineté, peine encore à se détacher de Microsoft.
Cependant, malgré limportance du marché européen, lUE se limite à des réglementations certes significatives, mais largement insuffisantes pour réduire lemprise de la big tech Américaine sur les utilisateurs européens. Les États eux-mêmes, bien que disposant capacité dinfluence plus faible sur les big tech, pourraient aisément introduire des réglementations pour sen éloigner. Pourtant, cela reste aujourdhui un souhait non réalisé : lÉtat français, par exemple, peine encore à se détacher des GAFAM au sein de ses propres administrations. Si certaines institutions critiques y sont parvenues (comme la gendarmerie, qui nutilise plus Windows), ces cas demeurent exceptionnels. Dautres, comme lÉducation nationale, pourtant dotée dambitions en matière de souveraineté numérique, rencontrent toujours des difficultés à se libérer de Microsoft.
Malgré tout, les états ont toujours leur rôle à jouer, et devraient agir au cœur de notre transition vers un monde moins centralisé.