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9684f5fd8f
83
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@ -42,20 +42,20 @@
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= Introduction
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= Introduction
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Dans le glossaire relatif à la confidentialité de Brave #citef(<QuestceQueBig2023>), le terme "Big tech" est défini par "un terme générique qui se rapporte aux grandes entreprises technologiques qui fabriquent du matériel et des logiciels largement utilisés, et qui ont généralement une immense influence sur la technologie, Internet et l’économie dans son ensemble."
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Dans le glossaire relatif à la confidentialité de Brave #citef(<QuestceQueBig2023>), le terme "Big tech" est défini par "un terme générique qui se rapporte aux grandes entreprises technologiques qui fabriquent du matériel et des logiciels largement utilisés, et qui ont généralement une immense influence sur la technologie, Internet et l’économie dans son ensemble."
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Ce terme est souvent utilisé en faisant référence à cinq entreprises : Amazon, Apple, Alphabet (Google), Meta, et Microsoft. Mais on peut aussi le voir de manière plus large en intégrant toutes les très grande entreprises de l’informatique qui dominent dans leur milieu. On pourrait par exemple ajouter à cette liste les entreprises Nvidia, Tesla, et d’un point de vue plus international, les entreprises Samsung, Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi #citef(<redaccionHowWeProtect2024>).
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Ce terme est souvent utilisé en faisant référence à cinq entreprises : Amazon, Apple, Alphabet (Google), Meta, et Microsoft. Mais on peut aussi le voir de manière plus large en intégrant toutes les très grandes entreprises de l’informatique qui dominent dans leur milieu. On pourrait par exemple ajouter à cette liste les entreprises Nvidia, Tesla, et d’un point de vue plus international, les entreprises Samsung, Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi #citef(<redaccionHowWeProtect2024>).
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Les services de ces entreprises sont omniprésentes dans notre vie numérique et une grande partie des entreprises du monde dépendent de services fournis par les big tech. En France, Google Search est le moteur de recherche de 89% des utilisateurs #citef(<duffezPartsMarcheMoteurs2025>). Youtube domine le marché du streaming vidéo gratuit avec 500 nouvelles heures de vidéos publiés chaque minute en moyenne #citef(<ChiffresClesYouTube2025>). Meta domine le marché des réseaux sociaux avec Facebook, Instagram et Whatsapp. Apple a pris la place du premier fabricant de smartphones en 2025 avec une part de marché affirmée à 19.4% #citef(<savovAppleSetBecome2025>), mais se démarque par ses marges exceptionnelles, engorgeant 80% des profits liés à la vente de smartphones en 2016 #citef(<FourRegneQuatre>). Amazon est le premier site e-commerce au monde et dépasse même Leboncoin sur le marché français #citef(<billonChiffresAmazon20262020>), et AWS (Amazon Web Services) est le premier cloud provider (hébergeur cloud) avec 30% du marché #citef(<leichterAWSVsAzure2025>).
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Les services de ces entreprises sont omniprésents dans notre vie numérique et une grande partie des entreprises du monde dépendent de services fournis par les big tech. En France, Google Search est le moteur de recherche de 89% des utilisateurs #citef(<duffezPartsMarcheMoteurs2025>). Youtube domine le marché du streaming vidéo gratuit avec 500 nouvelles heures de vidéos publiées chaque minute en moyenne #citef(<ChiffresClesYouTube2025>). Meta domine le marché des réseaux sociaux avec Facebook, Instagram et Whatsapp. Apple a pris la place du premier fabricant de smartphones en 2025 avec une part de marché affirmée à 19.4% #citef(<savovAppleSetBecome2025>), mais se démarque par ses marges exceptionnelles, engorgeant 80% des profits liés à la vente de smartphones en 2016 #citef(<FourRegneQuatre>). Amazon est le premier site e-commerce au monde et dépasse même Leboncoin sur le marché français #citef(<billonChiffresAmazon20262020>), et AWS (Amazon Web Services) est le premier cloud provider (hébergeur cloud) avec 30% du marché #citef(<leichterAWSVsAzure2025>).
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Ces entreprises prennent de plus en plus de place dans notre vie, et cela fait intervenir de nombreux enjeux, notamment l’enjeu de souveraineté numérique, désignant la capacité d’un état à contrôler son environnement numérique, ses infrastructures, ses données et ses systèmes d'information #citef(<SouveraineteNumerique2025>). Cet enjeu se décompose en sous-problèmes et risques liés à la centralisation du pouvoir numérique, à la dépendance aux États-Unis, et finalement dans beaucoup de cas à un monopole caché.
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Ces entreprises prennent de plus en plus de place dans notre vie, et cela fait intervenir de nombreux enjeux, notamment l’enjeu de souveraineté numérique, désignant la capacité d’un état à contrôler son environnement numérique, ses infrastructures, ses données et ses systèmes d'information #citef(<SouveraineteNumerique2025>). Cet enjeu se décompose en sous-problèmes et risques liés à la centralisation du pouvoir numérique, à la dépendance aux États-Unis, et finalement dans beaucoup de cas à un monopole caché.
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Notre dépendance aux big tech américaines est actée et peut difficilement être remise en question. L’objectif de ce projet personnel en humanités (PPH) est d’étudier en premier lieu pourquoi. Pourquoi "tout le monde" utilise les solutions des big tech souvent sans réaliser les enjeux impliqués. Enjeux que nous détaillerons, expliquant pourquoi est-t-il souhaitable de se séparer des big tech. Nous évoquerons ensuite les solutions à ce problème, notamment les solutions open-source et les services européens.
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Notre dépendance aux big tech américaines est actée et peut difficilement être remise en question. L’objectif de ce projet personnel en humanités (PPH) est d’étudier en premier lieu pourquoi. Pourquoi "tout le monde" utilise les solutions des big tech souvent sans réaliser les enjeux impliqués. Enjeux que nous détaillerons, en expliquant pourquoi il est souhaitable de se séparer des big tech. Nous évoquerons ensuite les solutions à ce problème, notamment les solutions open-source et les services européens.
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= Pourquoi tout le monde utilise les big tech
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= Pourquoi tout le monde utilise les big tech
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Pourquoi les messageries instantanées par défaut pour la plupart des utilisateurs (Whats’app, Messenger, Instagram, ...) sont détenues par des BigTech américaines ? Et pourquoi même quand des protocoles décentralisés existent, par exemple SMTP (Simple Mail Transfer Protocol) permettant l’envoi de couriel sans dépendance à un serveur central, les principaux fournisseurs restent des big tech américaines (Gmail, Outlook, ICloud).
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Pourquoi les messageries instantanées par défaut pour la plupart des utilisateurs (Whats’app, Messenger, Instagram, ...) sont détenues par des BigTech américaines ? Et pourquoi même quand des protocoles décentralisés permettant l’envoi de couriel sans dépendance à un serveur central existent, comme par exemple SMTP (Simple Mail Transfer Protocol), les principaux fournisseurs restent des big tech américaines (Gmail, Outlook, ICloud) ?
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Qu’est-ce qui pousse les utilisateurs à choisir ces solutions ? Et pourquoi seuls les ferru de confidentialité semblent se pencher sur des solutions alternatives ? C’est ce que nous allons essayer de comprendre dans cette partie.
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Qu’est-ce qui pousse les utilisateurs à choisir ces solutions ? Et pourquoi seuls les férus de confidentialité semblent se pencher sur des solutions alternatives ? C’est ce que nous allons essayer de comprendre dans cette partie.
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En étudiant d’abord le cas des particuliers, puis le cas analogue de l’usage des big tech en entreprise.
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En étudiant d’abord le cas des particuliers, puis le cas analogue de l’usage des big tech en entreprise.
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== Pour les particuliers
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== Pour les particuliers
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@ -64,21 +64,20 @@ Beaucoup de personnes ne se posent même pas la question.
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Déjà, notre profil d’informaticien nous biaise dans la réflexion, et la place du numérique est probablement bien plus faible que nous le croyons pour la population générale.
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Déjà, notre profil d’informaticien nous biaise dans la réflexion, et la place du numérique est probablement bien plus faible que nous le croyons pour la population générale.
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Si les nouvelles générations semblent plus à l’aise avec l’outil numérique, cela ne se traduit pas forcément par une éducation numérique plus complète : ce n’est pas parce-que l’on passe beaucoup de temps sur les réseaux sociaux que nous sommes sensibilisés aux enjeux du numérique et de la concentration du pouvoir.
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Si les nouvelles générations semblent plus à l’aise avec l’outil numérique, cela ne se traduit pas forcément par une éducation numérique plus complète : ce n’est pas parce-que l’on passe beaucoup de temps sur les réseaux sociaux que nous sommes sensibilisés aux enjeux du numérique et de la concentration du pouvoir.
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Les services des big tech restent pour beaucoup un outil dont la remise en question n’est pas envisagée.
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Les services des big tech restent pour beaucoup un outil dont la remise en question n’est pas envisagée.
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Il s’agit aussi d’un effet de masse : si nos amis utilisent un groupe Instagram, ne pas l’utiliser nous excluerai du groupe. Nous sommes alors globalement contraint d’utiliser tous les réseaux sociaux principaux.
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Il s’agit aussi d’un effet de masse : si nos amis utilisent un groupe Instagram, ne pas l’utiliser nous excluerait du groupe. Nous sommes alors globalement contraint d’utiliser tous les réseaux sociaux principaux.
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Pour un outil aussi crucial que la messagerie instantanée, il serait pourtant légitime de souhaiter à minima une intercompatibilité des services, mais cela n’est pas le cas car les acteurs du marché n’ont aucun intérêt commercial à le faire.
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Pour un outil aussi crucial que la messagerie instantanée, il serait pourtant légitime de souhaiter à minima une intercompatibilité des services, mais cela n’est pas le cas car les acteurs du marché n’ont aucun intérêt commercial à le faire.
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En témoigne le conflit entre Apple et Google à propos du RCS "Rich Communication Services" (protocole de messagerie instantanée fonctionnant en remplacement des SMS), Apple ayant refusé durant plusieurs années de rentre intercompatible leur protocole propriétaire IMessage avec le protocole RCS.
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En témoigne le conflit entre Apple et Google à propos du RCS "Rich Communication Services" (protocole de messagerie instantanée fonctionnant en remplacement des SMS), Apple ayant refusé durant plusieurs années de rentre intercompatible leur protocole propriétaire IMessage avec le protocole RCS.
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Cela excluait les utilisateurs qui n’avaient pas "les bulles bleues" signifiant un message IMessage, et vice-versa.
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Cela excluait les utilisateurs qui n’avaient pas les "bulles bleues" signifiant un message IMessage, et vice-versa.
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C’est finalement l’UE qui a contraint Apple à adopter le RCS en 2023 #citef(<zimmerLEuropeVaContraindre2022>).
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C’est finalement l’UE qui a contraint Apple à adopter le RCS en 2023 #citef(<zimmerLEuropeVaContraindre2022>).
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Cependant, dans de nombreux domaines du numérique, l’utilisateur a le choix.
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Cependant, dans de nombreux domaines du numérique, l’utilisateur a le choix.
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Par exemple le fournisseur d’hébergement de fichiers, le fournisseur de couriel, le moteur de recherche, le navigateur web, etc.
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Par exemple le fournisseur d’hébergement de fichiers, le fournisseur de couriel, le moteur de recherche, le navigateur web, etc.
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Et dans le cas où une remise en question des big tech est envisagée, l’utilisateur est vite rappelé à la réalité : il n’a aucun intérêt à changer.
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Et dans le cas où une remise en question des big tech est envisagée, l’utilisateur est vite rappelé à la réalité : il n’a aucun intérêt à changer.
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Les big tech, ça fonctionne avec les taux de disponibilité les plus élevés du marché, ça propose les dernières fonctionnalités, c’est très abordable ou même gratuit, et c’est utilisé par tout le monde donc c’est fiable et si ça casse, on est pas tout seul.
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Les big tech, ça fonctionne avec les taux de disponibilité les plus élevés du marché, ça propose les dernières fonctionnalités, c’est très abordable ou même gratuit, et c’est utilisé par tout le monde donc c’est fiable et si ça casse, on n'est pas tout seul.
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On arrive donc rapidement à une sensation de privation en quittant les big tech.
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On arrive donc rapidement à une sensation de privation en quittant les big tech.
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Et pourquoi se priver de tout ça, à quoi bon ? Pour l’utilisateur qui n’est pas éduqué à ces sujets, la question est vite répondue, et même pour les plus sensibilisés, le changement peut être difficile.
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Et pourquoi se priver de tout ça, à quoi bon ? Pour l’utilisateur qui n’est pas éduqué à ces sujets, la réponse à cette question est toute trouvée, et même pour les plus sensibilisés, le changement peut être difficile.
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Il y a aussi la notion d’écosystème pour lesquels les big tech sont très fortes : on crée un compte sur une seule plateforme et on a tout d’un coup.
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Il y a aussi la notion d’écosystème pour laquelle les big tech sont très fortes : on crée un compte sur une seule plateforme et on a tout d’un coup : un moteur de recherche, une suite bureautique, un fournisseur email, du stockage en ligne, etc.
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Un moteur de recherche, un suite bureautique, un fournisseur email, du stockage en ligne, etc.
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Choisir les big tech, c’est choisir la facilité, le tout en un, et les prix faibles.
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Choisir les big tech, c’est choisir la facilité, le tout en un, et les prix faibles.
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C’est pour cette même raison que les particuliers choisissent de faire leurs courses à Carrefour plutôt qu’à l’épicerie du coin.
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C’est pour cette même raison que les particuliers choisissent de faire leurs courses à Carrefour plutôt qu’à l’épicerie du coin.
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@ -89,9 +88,9 @@ Aujourd’hui, Microsoft domine très largement le monde de l’entreprise avec
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Même si l’on pourrait croire que les grandes entreprises font davantage attention à ce qu’elles utilisent, le constat est le même que pour les particuliers : « dans les organisations, la souveraineté reste un sujet abstrait tant qu’elle n’améliore ni l’efficacité quotidienne ni l’expérience utilisateur. »#citef(<ITRnewsPremierQuotidien>).
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Même si l’on pourrait croire que les grandes entreprises font davantage attention à ce qu’elles utilisent, le constat est le même que pour les particuliers : « dans les organisations, la souveraineté reste un sujet abstrait tant qu’elle n’améliore ni l’efficacité quotidienne ni l’expérience utilisateur. »#citef(<ITRnewsPremierQuotidien>).
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Si un particulier est libre de prendre un peu de temps pour échapper au piège des écosystèmes des big tech, pour les entreprises, il s’agit surtout d’une question business et du risque que l’on se permet de prendre pour augmenter sa productivité.
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Si un particulier est libre de prendre un peu de temps pour échapper au piège des écosystèmes des big tech, pour les entreprises, il s’agit surtout d’une question business et du risque que l’on se permet de prendre pour augmenter sa productivité.
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On accepte d’être au merci d’une unique entreprise américaine (e.g. Microsoft), mais en échange, on booste notre productivité via un écosystème complet : suite bureautique (Office), emails (Outlook), intranet (Sharepoint), visioconférences et messagerie instantanée (Teams), chatbot LLM (Copilot), utilisateurs, LDAP et SSO (Entra ID), salles de réunion (Bookings), stockage en ligne (OneDrive), et encore une multitude de services, le tout pour une vingtaine d’euros mensuel par employé.
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On accepte d’être à la merci d’une unique entreprise américaine (e.g. Microsoft), mais en échange, on booste notre productivité via un écosystème complet : suite bureautique (Office), emails (Outlook), intranet (Sharepoint), visioconférences et messagerie instantanée (Teams), chatbot LLM (Copilot), utilisateurs, LDAP et SSO (Entra ID), salles de réunion (Bookings), stockage en ligne (OneDrive), et encore une multitude de services, le tout pour une vingtaine d’euros mensuels par employé.
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Pour beaucoup d’entreprises, le gain en productivité et en simplicité IT est tel que la question ne se pose même pas.
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Pour beaucoup d’entreprises, le gain en productivité et en simplicité IT est tel que la question ne se pose même pas.
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Microsoft est pour le coup le seul acteur du marché à posséder un tel écosystème, et l’on pourrait presque parler d’un monopole (en europe).
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Microsoft est pour le coup le seul acteur du marché à posséder un tel écosystème, et l’on pourrait presque parler d’un monopole (en Europe).
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Google essaye tant bien que mal de s’intégrer en entreprise, mais les services sont moindres.
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Google essaye tant bien que mal de s’intégrer en entreprise, mais les services sont moindres.
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= Pourquoi vouloir quitter les big tech
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= Pourquoi vouloir quitter les big tech
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@ -102,19 +101,19 @@ La question n’est pas si simple, et il y a bel et bien des risques à prendre
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== Centralisation du pouvoir
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== Centralisation du pouvoir
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La situation observée est une forme d’oligopole #footnote[Définition Larousse : « Marché dans lequel il n'y a qu'un petit nombre de vendeurs, en principe de grande dimension, en face d'une multitude d'acheteurs. (Exemple : le marché de l'automobile, des ordinateurs.) »] : les solutions alternatives existent et personne ne les empêche de se développer, mais la grande majorité des utilisateurs et entreprises se tourenet vers les big tech.
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La situation observée est une forme d’oligopole #footnote[Définition Larousse : « Marché dans lequel il n'y a qu'un petit nombre de vendeurs, en principe de grande dimension, en face d'une multitude d'acheteurs. (Exemple : le marché de l'automobile, des ordinateurs.) »] : les solutions alternatives existent et personne ne les empêche de se développer, mais la grande majorité des utilisateurs et entreprises se tournent vers les big tech.
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Cette situation implique les mêmes problèmes que ceux impliqués par un monopole : Quand Microsoft a augmenté le prix de sa suite 365 jusqu’à 25% dans le monde en 2022#citef(<guilbertQuitterMicrosoft3652026>), les entreprises n’avaient pas le choix : aucun concurrent ne faisait aussi bien.
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Cette situation implique les mêmes problèmes que ceux impliqués par un monopole : quand Microsoft a augmenté le prix de sa suite 365 jusqu’à 25% dans le monde en 2022#citef(<guilbertQuitterMicrosoft3652026>), les entreprises n’avaient pas le choix : aucun concurrent ne faisait aussi bien.
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De plus, la complexité d’une migration rend les companies prisonières des big tech à court terme.
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De plus, la complexité d’une migration rend les companies prisonnières des big tech à court terme.
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La centralisation du pouvoir peut aussi poser de nombreux problèmes quand les bénéficiaires de ce pouvoir ne sont pas tout propre, abusent de leur pouvoir, ou ne prennent pas les responsabilités que ce pouvoir implique. En témoingent les nombreux scandales (Facebook et Cambridge Analytica), et sanctions prononcées par l’Union Européenne (Par exemple une amende de 746 millions d’euros en 2021 émise envers le géant Amazon pour non respect du RGPD)#citef(<AmazonEcopeDune2021>)
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La centralisation du pouvoir peut aussi poser de nombreux problèmes quand les bénéficiaires de ce pouvoir ne sont pas honnêtes, abusent de leur pouvoir, ou n'assument pas les responsabilités que ce pouvoir implique. En témoignent les nombreux scandales (Facebook et Cambridge Analytica) et sanctions prononcées par l’Union Européenne (Par exemple une amende de 746 millions d’euros en 2021 émise envers le géant Amazon pour non respect du RGPD)#citef(<AmazonEcopeDune2021>)
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Une telle concentration du pouvoir provoque aussi des concurrences déloyales : la puissance des big tech leur permet de rapidement dominer un marché et d’écraser les plus petits acteurs. En effet, les big tech ont une grande force de frappe, et en addition, ne sont pas toujours soumises aux mêmes régulations que les acteurs locaux. Par exemple dans le cas de la finance, les contrôles et la legislation n’est pas la même pour ces acteurs que pour les banques traditionnelles#citef(<redaccionHowWeProtect2024>), permettant au BigTech de proposer des solutions bancaires à moindre coût.
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Une telle concentration du pouvoir provoque aussi des concurrences déloyales : la puissance des big tech leur permet de rapidement dominer un marché et d’écraser les plus petits acteurs. En effet, les big tech ont une grande force de frappe, et en addition, ne sont pas toujours soumises aux mêmes régulations que les acteurs locaux. Par exemple dans le cas de la finance, les contrôles et la législation ne sont pas les mêmes pour ces acteurs que pour les banques traditionnelles#citef(<redaccionHowWeProtect2024>), permettant aux BigTech de proposer des solutions bancaires à moindre coût.
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== On ne sait pas comment ça marche : obfuscation et perte de contrôle
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== On ne sait pas comment ça marche : obfuscation et perte de contrôle
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En informatique, si on le veut, on peut modifier très facilement un comportement et avoir le contrôle de toute la chaine : pas besoin de machines de production, peu de dépendance à des objets physiques, un ordinateur et c’est tout.
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En informatique, si on le veut, on peut modifier très facilement un comportement et avoir le contrôle de toute la chaîne : pas besoin de machines de production, peu de dépendance à des objets physiques, un ordinateur et c’est tout.
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Mais cela est à double tranchant car l’obfuscation en retour est très facile à faire (compilation ou architectures client-serveur) alors que pour les autres domaines de l’industrie, nous pouvous toujours étudier comment une voiture est faite, comment notre maison est construite.
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Mais cela est à double tranchant car l’obfuscation en retour est très facile à faire (compilation ou architectures client-serveur) alors que pour les autres domaines de l’industrie, nous pouvous toujours étudier comment une voiture est faite, comment notre maison est construite.
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Nous pouvons réparer et personnaliser nous même notre voiture (mécanique, passerelles CAN, ...), et assembler nous même des objets non faits pour fonctionner les uns avec les autres.
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Nous pouvons réparer et personnaliser nous-mêmes notre voiture (mécanique, passerelles CAN, ...), et assembler nous-mêmes des objets non faits pour fonctionner les uns avec les autres.
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Mais pour les services des big tech, cela est impossible (dans une certaine limite).
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Mais pour les services des big tech, cela est impossible (dans une certaine limite).
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En effet, les big tech n’ont souvent aucun intérêt à nous laisser modifier leurs produits car cela est contraire à leur modèle économique (sinon nous pourrions retirer les publicités et restrictions de licences). Choisir les Big Tech, c’est donc choisir un monde fermé, que l’on ne maîtrise pas, et dont l’on est pourtant dépendant.
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En effet, les big tech n’ont souvent aucun intérêt à nous laisser modifier leurs produits car cela est contraire à leur modèle économique (sinon nous pourrions retirer les publicités et restrictions de licences). Choisir les Big Tech, c’est donc choisir un monde fermé, que l’on ne maîtrise pas, et dont l’on est pourtant dépendant.
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@ -123,63 +122,63 @@ Il existe bel et bien un paradis en informatique où l’on peut avoir en même
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== Souveraineté et dépendance à un état étranger
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== Souveraineté et dépendance à un état étranger
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Aux États-Unis, les big tech telles que Google, Facebook, Amazon et Apple sont omniprésentes, et cela pose de nombreux défis pour les raisons évoquées précédemment.
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Aux États-Unis, les big tech telles que Google, Facebook, Amazon et Apple sont omniprésentes, et cela pose de nombreux défis pour les raisons évoquées précédemment.
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En Europe, la place des big tech y est légèrement réduite, mais les dangers en sont pourtant largement suppérieurs. En effet, la dépendance à une entreprise étrangère place le pays du siège social dans une position économiquement et géopolitiquement dominante.
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En Europe, la place des big tech y est légèrement réduite, mais les dangers en sont pourtant largement supérieurs. En effet, la dépendance à une entreprise étrangère place le pays du siège social dans une position économiquement et géopolitiquement dominante.
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Déjà, nous injectons de l’argent dans l’économie américaine au détriment de la notre. Quand Donald Trump annonce une augmentation massive des droits de douanne début 2025, il évoque l’inégalité du marché : les États-Unis importent davantage de biens matériels qu’ils n’en exportent aux pays concernés. Mais les souscriptions de services numériques et les revenus publicitaires restent bien entendu exclus de l’équation. Pourtant, Apple, Google et Facebook généraient déjà plus de 50% de leur chiffre d’affaire à l’étranger en 2016 #citef(<FourRegneQuatre>).
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Déjà, nous injectons de l’argent dans l’économie américaine au détriment de la notre. Quand Donald Trump annonce une augmentation massive des droits de douane début 2025, il évoque l’inégalité du marché : les États-Unis importent davantage de biens matériels qu’ils n’en exportent aux pays concernés. Mais les souscriptions de services numériques et les revenus publicitaires restent bien entendu exclus de l’équation. Pourtant, Apple, Google et Facebook généraient déjà plus de 50% de leur chiffre d’affaires à l’étranger en 2016 #citef(<FourRegneQuatre>).
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Au delà d’un déséquilibre économique, la centralisation des big tech aux États-Unis pose des problèmes de sécurité des données. Le Cloud Act (Clarifying Lawful Overseas Use of Data Act), adopté aux États-Unis en 2018, est en totale opposition avec le RGPD. Cette loi à portée extraterritoriale permet « aux autorités américaires d’accéder aux données d’individus et d’entreprises (et de leurs clients) situées en dehors des États-Unis à condition que l’entité qui héberge ces données ait un lien avec les Etats-Unis »#citef(<CloudActRGPD2026>). Cela pose un réel problème de souveraineté, laissant les États-Unis libres d’accéder à toutes les données hébergés par les big tech, en contournement total des procédures juridiques traditionnelles. Aujourd’hui, le Cloud Act ne semble pas freiner les entreprises à l’utilisation d’Office 365.
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Au-delà d’un déséquilibre économique, la centralisation des big tech aux États-Unis pose des problèmes de sécurité des données. Le Cloud Act (Clarifying Lawful Overseas Use of Data Act), adopté aux États-Unis en 2018, est en totale opposition avec le RGPD. Cette loi à portée extraterritoriale permet « aux autorités américaires d’accéder aux données d’individus et d’entreprises (et de leurs clients) situées en dehors des États-Unis à condition que l’entité qui héberge ces données ait un lien avec les Etats-Unis »#citef(<CloudActRGPD2026>). Cela pose un réel problème de souveraineté, laissant les États-Unis libres d’accéder à toutes les données hébergées par les big tech, en contournement total des procédures juridiques traditionnelles. Aujourd’hui, le Cloud Act ne semble pas freiner les entreprises à l’utilisation d’Office 365.
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Toutefois, il peut être compréhensible que nous ne faisions pas confiance à la France pour protéger nos données : 17 500 cyberattaques ont été enregistrées en France en 2025, ce qui représente une hausse de 4% par rapport à l'année 2024, et concerne de plus en plus des données critiques#citef(<17500Cyberattaques2026>). On notera par exemple le piratage de la Fédération française de tir, ayant mené à de nombreux cambriolages en frances chez les personnes possédant des armes à feux#citef(<PiratageFederationFrancaise2026>). Ou encore le récent piratage de données médicales de plus de 10 million de français, exposant nos données personnelles et médicales à l’air libre#citef(<ENQUETEFRANCETVFuite2026>). Mais si la France est si mauvaise en cybersécurité, c’est peut-être aussi car nous ne lui en donnons pas l’occasion en injectant tout notre argent dans l’économie américaine ?
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Toutefois, il peut être compréhensible que nous ne faisions pas confiance à la France pour protéger nos données : 17 500 cyberattaques ont été enregistrées en France en 2025, ce qui représente une hausse de 4% par rapport à l'année 2024, et concerne de plus en plus des données critiques#citef(<17500Cyberattaques2026>). On notera par exemple le piratage de la Fédération française de tir, ayant mené à de nombreux cambriolages en France chez les personnes possédant des armes à feux#citef(<PiratageFederationFrancaise2026>). Ou encore le récent piratage de données médicales de plus de 10 millions de français, exposant nos données personnelles et médicales à l’air libre#citef(<ENQUETEFRANCETVFuite2026>). Mais si la France est si mauvaise en cybersécurité, c’est peut-être aussi car nous ne lui en donnons pas l’occasion. Nous préférons injecter tout notre argent dans l’économie américaine...
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== Influence de masse et données personnelles
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== Influence de masse et données personnelles
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Laisser une unique entreprise diriger nos réseaux sociaux, par exemple Meta avec Instagram et Facebook, c’est aussi lui laisser le choix de comment elle veut nous influencer. Nous nous retrouvons donc au merci des algorithmes et de la publicité ciblée. Nous sommes dans un exosquelette qui nous restreint dans nos mouvements et nous impose des chois sans nous poser la question. Nous perdons la propriété de nos données personnelles, et celles-ci sont revendues pour nous proposer toujours plus de publicités ciblées.
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Laisser une unique entreprise diriger nos réseaux sociaux, par exemple Meta avec Instagram et Facebook, c’est aussi lui laisser le choix de comment elle veut nous influencer. Nous nous retrouvons donc à la merci des algorithmes et de la publicité ciblée. Nous sommes dans un exosquelette qui nous restreint dans nos mouvements et nous impose des choix sans nous poser de question. Nous perdons la propriété de nos données personnelles, et celles-ci sont revendues pour nous proposer toujours plus de publicités ciblées.
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Cela aura mené à de nombreux scandales dans l’histoire. Par exemple le scandale Cambridge Analytica, ou l’entreprise britanique aurait exploité des donnée de Facebook pour cibler des électeurs avec des messages politiques personnalisés. Cette exploitation de données aurait influencé le Brexit et l’élection de Donald Trump en 2016.
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Cela aura mené à de nombreux scandales dans l’histoire. Par exemple le scandale Cambridge Analytica, où l’entreprise britannique aurait exploité des données de Facebook pour cibler des électeurs avec des messages politiques personnalisés. Cette exploitation de données aurait influencé le Brexit et l’élection de Donald Trump en 2016.
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Mais avant tout, si nous sommes traités comme des marchandises qui n’ont pas d’avis, c’est parce-que nous ne payons pas. Cela est inhérent au business model de Facebook et Google : leurs services sont pour la plupart gratuits, et le financement passe par l’exploitation de nos données personnelles. Choisir de garder le contrôle sur ses données, c’est aussi choisir un service payant plutôt qu’un service gratuit.
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Mais avant tout, si nous sommes traités comme des marchandises qui n’ont pas d’avis, c’est parce que nous ne payons pas. Cela est inhérent au business model de Facebook et Google : leurs services sont pour la plupart gratuits, et le financement passe par l’exploitation de nos données personnelles. Choisir de garder le contrôle sur ses données, c’est aussi choisir un service payant plutôt qu’un service gratuit.
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= Comment quitter les big tech
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= Comment quitter les big tech
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Pour sortir de la dépendance des aux big tech, de nombreuses solutions existent. Leur mise en place peut être coûteuse en entreprise, et parfois chronophage pour les particuliers, mais globalement, même pour les personnes qui ne sont pas à l’aise avec le numérique, les solutions sont là. C’est la multiplication de petites actions qui permettent de réduire notre exposition. J’ai pour ma part déjà réduit la place des big tech dans mon environnement numérique, sans pour autant les retirer totalement. Nous évoquerons quelques-unes de ces solutions par la suite.
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Pour sortir de la dépendance aux big tech, de nombreuses solutions existent. Leur mise en place peut être coûteuse en entreprise, et parfois chronophage pour les particuliers, mais globalement, même pour les personnes qui ne sont pas à l’aise avec le numérique, les solutions sont là. C’est la multiplication de petites actions qui permet de réduire notre exposition. J’ai pour ma part déjà réduit la place des big tech dans mon environnement numérique, sans pour autant les retirer totalement. Nous évoquerons quelques-unes de ces solutions par la suite.
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== Introduction à l’open-source
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== Introduction à l’open-source
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Nous pouvons sortir des big tech en privilégiant des acteurs plus petits et locaux, mais la solution la plus radicale reste l’open-source.
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Nous pouvons sortir des big tech en privilégiant des acteurs plus petits et locaux, mais la solution la plus radicale reste l’open-source.
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Les logiciels open-source rendent leur code source entierrement disponible, permettant à chacun de vérifier ce que fait exactement le logiciel sous le capot. Même si vous n’avez souvent pas vous-même les capacités de vérifier cela vous-même, une communauté l’aura probablement fait pour vous, et potentiellement réglé les points de douleurs via des versions dérivées. Pour une entreprise, c’est aussi un moyen d’adapter le logiciel à ses propres usages. En pratique, seuls les logiciels sous licence libre autorisent la modification du code, la redistribution et l’utilisation commerciale.
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Les logiciels open-source rendent leur code source entièrement disponible, permettant à chacun de vérifier ce que fait exactement le logiciel sous le capot. Même si vous n’avez pas les capacités de vérifier cela par vous-mêmes, une communauté l’aura probablement fait pour vous, et potentiellement réglé les points de douleur via des versions dérivées. Pour une entreprise, c’est aussi un moyen d’adapter le logiciel à ses propres usages. En pratique, seuls les logiciels sous licence libre autorisent la modification du code, la redistribution et l’utilisation commerciale.
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De nos jours, nos logiciels sont de moins en moins monolithiques et dépendent souvent d’un serveur web. Les solutions open-source deviennent alors non-utilisables pour un utilisateur classique et nécessitent de déployer l’application sur une infrastructure spécifique. Beaucoup d’entreprises décident alors de développer des logiciels libres et open-source et de baser leur business model sur le SaaS (Software as a Service) : ils vendent l’hébergement de leur solution, tout en permettant aux utilisateurs plus avancés de jouer avec le code source. C’est le cas de Nextcloud, Bitwarden, Odoo, GitLab, n8n, et bien d’autres. Ce modèle est beaucoup plus honnête que celui des big tech qui ferment leur code et jouent sur le secret technologique et la (fausse) gratuité. Vaultwarden est un bon exemple de fork (version alternative) du gestionnaire de mot de passe Bitwarden. Il rend certaines fonctionnalitées gratuites, et est lui aussi disponible en SaaS ou auto-hébergement.
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De nos jours, nos logiciels sont de moins en moins monolithiques et dépendent souvent d’un serveur web. Les solutions open-source deviennent alors non-utilisables pour un utilisateur classique et nécessitent de déployer l’application sur une infrastructure spécifique. Beaucoup d’entreprises décident alors de développer des logiciels libres et open-source et de baser leur business model sur le SaaS (Software as a Service) : ils vendent l’hébergement de leur solution, tout en permettant aux utilisateurs plus avancés de jouer avec le code source. C’est le cas de Nextcloud, Bitwarden, Odoo, GitLab, n8n, et bien d’autres. Ce modèle est beaucoup plus honnête que celui des big tech qui ferment leur code et jouent sur le secret technologique et la (fausse) gratuité. Vaultwarden est un bon exemple de fork (version alternative) du gestionnaire de mot de passe Bitwarden. Il rend certaines fonctionnalités gratuites et est aussi disponible en SaaS ou auto-hébergement.
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Au delà de ces services, l’open-source, c’est aussi des logiciels pûr, par exemple la suite bureautique Libre Office, où la majorité des systèmes d’exploitation basés sur Linux. Utiliser ces solutions, c’est gagner en contrôle sur nos outils numériques.
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Au-delà de ces services, l’open-source, c’est aussi des logiciels purs, par exemple la suite bureautique Libre Office, où la majorité des systèmes d’exploitation sont basés sur Linux. Utiliser ces solutions, c’est gagner en contrôle sur nos outils numériques.
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L’open-source a cependant aussi ses limites, notamment par son financement. Pour les entreprises proposant du SaaS, le financement est naturel, mais pour le reste, c’est sur leur temps libre que les développeurs contribuent. Des dépendances peuvent devenir cruciales car utilisées dans le monde entier, et reposent parfois sur les épaules d’un unique mainteneur. À l’Open Source Summit Europe de 2025, le développeur de `curl` (programme permettant de faire des requêtes HTTP, embarqué dans au moins un milliard d’appareils), Daniel Stenberg, a révélé être en stress permanent, devoir gérer un projet de près de deux cent mille lignes de code, avec une vingtaine de développeurs actifs dont le code doit être revu. Les entreprises reposant sur ces projets open source contribuent rarement à une sponsorisation du projet. Pour `curl`, « He [Daniel Stenberg] put up an excerpt of a message from Apple support, referring a customer to the curl project for help with their (Apple) device. He has received demands from companies for information on the project's development and security practices, often with tight deadlines for a response. He typically replies by sending back a support contract; that usually results in never hearing from the company again, he said. »#citef(<corbetChallengeMaintainingCurl2025>). Le fait de reposer sur des effectifs restreints, avec peu ou pas de budget, pose aussi des questions de sécurité. Les contributions des utilisateurs peuvent contenir du code malveillant et doivent être vérifiés finement.
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L’open-source a cependant aussi ses limites, notamment par son financement. Pour les entreprises proposant du SaaS, le financement est naturel, mais pour le reste, c’est sur leur temps libre que les développeurs contribuent. Des dépendances peuvent devenir cruciales car utilisées dans le monde entier, et reposent parfois sur les épaules d’un unique mainteneur. À l’Open Source Summit Europe de 2025, le développeur de `curl` (programme permettant de faire des requêtes HTTP, embarqué dans au moins un milliard d’appareils), Daniel Stenberg, a révélé être en stress permanent : il devait gérer un projet de près de deux cent mille lignes de code, avec une vingtaine de développeurs actifs dont le code doit être revu. Les entreprises reposant sur ces projets open source contribuent rarement à une sponsorisation du projet. Pour `curl`, « He [Daniel Stenberg] put up an excerpt of a message from Apple support, referring a customer to the curl project for help with their (Apple) device. He has received demands from companies for information on the project's development and security practices, often with tight deadlines for a response. He typically replies by sending back a support contract; that usually results in never hearing from the company again, he said. »#citef(<corbetChallengeMaintainingCurl2025>). Le fait de reposer sur des effectifs restreints, avec peu ou pas de budget, pose aussi des questions de sécurité. Les contributions des utilisateurs peuvent contenir du code malveillant et doivent être vérifiées finement.
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Les big tech sont aussi malgré tout de grands contributeurs des logiciels open source, de part leur force de frappe, et certains grands projets open-source tels que Linux déplorent d’importantes contributions via des adresses mail professionnelles#citef(<EmployesGAFAMGros>).
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Les big tech sont aussi malgré tout de grands contributeurs des logiciels open source, de par leur force de frappe, et certains grands projets open-source tels que Linux déplorent d’importantes contributions via des adresses mail professionnelles#citef(<EmployesGAFAMGros>).
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== Solutions concrètes
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== Solutions concrètes
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Les alternatives aux big tech sont nombreuses, mais il faut parfois être prêt à payer le vrai pris des choses.
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Les alternatives aux big tech sont nombreuses, mais il faut parfois être prêt à payer le vrai prix des choses.
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- Il est déjà possible de remplacer votre moteur de recherche. Passer à un moteur de recherche européen tel que Qwant, ou respectueux de la vie privée tel que Duck Duck Go est une première étape, mais pour aller plus loin, on peut aussi utiliser des moteurs de recherche payants, par exemple Kagi. Avec un moteur de recherche payant, nous sommes garantis de ne pas être le produit, et on peut être fier de payer la vraie valeur des choses !
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- Il est déjà possible de remplacer votre moteur de recherche. Passer à un moteur de recherche européen tel que Qwant, ou respectueux de la vie privée tel que Duck Duck Go est une première étape, mais pour aller plus loin, on peut aussi utiliser des moteurs de recherche payants, par exemple Kagi. Avec un moteur de recherche payant, nous sommes garantis de ne pas être le produit, et on peut être fier de payer la vraie valeur des choses !
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- Pour l’hébergement de fichiers, il est possible de choisir des acteurs européens et sécurisés tel que Proton Drive ou autre. Les solutions open-source et auto-hébergeable sont aussi nombreuses : Nextcloud, Owncloud, NAS Synology...
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- Pour l’hébergement de fichiers, il est possible de choisir des acteurs européens et sécurisés tel que Proton Drive ou autre. Les solutions open-source et auto-hébergeables sont aussi nombreuses : Nextcloud, Owncloud, NAS Synology...
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- Pour les emails, pourquoi laisser Google lire tous nos mails ? Il existe de nombreuses alternatives européennes : Startmail, Tutamail, Proton Mail, etc. Auto-héberger ses emails est pour le coup beaucoup plus complexes (taux de disponibilité, DKIM/SPF, réputation de l’IP, ...), et les solutions open-source nécessitent une expertise technique minimale.
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- Pour les emails, pourquoi laisser Google lire tous nos mails ? Il existe de nombreuses alternatives européennes : Startmail, Tutamail, Proton Mail, etc. Auto-héberger ses emails est pour le coup beaucoup plus complexe (taux de disponibilité, DKIM/SPF, réputation de l’IP, ...), et les solutions open-source nécessitent une expertise technique minimale.
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- Concernant les suite bureautique, Libre Office est aujourd’hui capable d’ouvrir les fichiers d’Office 365 sans trop de problèmes, et son format open-source est de plus compatible avec de nombreuses solutions collaboratives (Nextcloud Office, Collabora Office).
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- Concernant les suites bureautiques, Libre Office est aujourd’hui capable d’ouvrir les fichiers d’Office 365 sans trop de problèmes, et son format open-source est de plus compatible avec de nombreuses solutions collaboratives (Nextcloud Office, Collabora Office).
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- Pour la prise de mail, vous pouvez rester propriétaire de vos idées avec Obsidian ou même Anytype pour une approche orientée objet.
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- Pour la prise de notes, vous pouvez rester propriétaire de vos idées avec Obsidian ou même Anytype pour une approche orientée objet.
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- Vos photos peuvent être auto-hébergées avec un serveur Immich, ne faisant aucun compromis par rapport à Google Photos.
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- Vos photos peuvent être auto-hébergées avec un serveur Immich, ne faisant aucun compromis par rapport à Google Photos.
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- Plutôt que de dépendre des gestionnaires de mot de passe qui vous bloquent dans un écosystème, vous pouvez utiliser Bitwarden ou Proton Pass. Bitwarden peut aussi être auto-hébergé, mais Vaultwarden peut être privilégié pour un auto-hébergement.
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- Plutôt que de dépendre des gestionnaires de mots de passe qui vous bloquent dans un écosystème, vous pouvez utiliser Bitwarden ou Proton Pass. Bitwarden peut aussi être auto-hébergé, mais Vaultwarden peut être privilégié pour un auto-hébergement.
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- Enfin, pour ne plus dépendre des GAFAM pour envoyer des messages à vos amis, vous pouvez migrer vers le protocole Matrix. Le client multi-plateforme Element peut-être utilisé, joint avec le fournisseur Matrix de votre choix. C’est comme pour les emails : un protocole (Matrix), une application (Element, ...), et un fournisseur. Beeper peut aussi être utilisé pour faciliter la transition (les bridge de Beeper étant open-source, il est aussi possible de les implémenter sur son propre serveur Matrix).
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- Enfin, pour ne plus dépendre des GAFAM pour envoyer des messages à vos amis, vous pouvez migrer vers le protocole Matrix. Le client multi-plateforme Element peut-être utilisé, joint avec le fournisseur Matrix de votre choix. C’est comme pour les emails : un protocole (Matrix), une application (Element, ...), et un fournisseur. Beeper peut aussi être utilisé pour faciliter la transition (les bridge de Beeper étant open-source, il est aussi possible de les implémenter sur son propre serveur Matrix).
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Pour simplifier la sortie des big-tech, vous pouvez passer par une association proposant ces services, par exemple le #link("https://www.chatons.org/")[collectif Chatons] ou #link("https://lacontrevoie.fr/")[la Contre-Voie].
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Pour simplifier la sortie des big-tech, vous pouvez passer par une association proposant ces services, par exemple le #link("https://www.chatons.org/")[collectif Chatons] ou #link("https://lacontrevoie.fr/")[la Contre-Voie].
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Pour les entreprises, les alternatives existent aussi, et consiste aussi en des sacrifices permettant toutefois de se libérer de l’emprise des big tech. Cela passe aussi par les suites bureautiques, les systèmes d’exploitation, les logiciels de collaboration et de gestion.
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Pour les entreprises, les alternatives existent aussi, et consistent aussi en des sacrifices permettant toutefois de se libérer de l’emprise des big tech. Cela passe aussi par les suites bureautiques, les systèmes d’exploitation, les logiciels de collaboration et de gestion.
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= Conclusion
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= Conclusion
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Il est normal d’avoir des dépendances. Dans tous les domaines, nous avons toujours été dépendants. Dans l’industrie, nous dépendons de nos fournisseurs. Dans notre vie personnelle, nous sommes dépendant de l’état #citen(<rousseauContratSocial1762>), et c’est normal. Mais se rendre dépendant d’un acteur privé étranger alors que d’autres solutions existent, cela peut être évité.
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Il est normal d’avoir des dépendances. Dans tous les domaines, nous avons toujours été dépendants. Dans l’industrie, nous dépendons de nos fournisseurs. Dans notre vie personnelle, nous sommes dépendant de l’état #citen(<rousseauContratSocial1762>), et c’est normal. Mais se rendre dépendant d’un acteur privé étranger alors que d’autres solutions existent, cela peut être évité.
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Il ne faut pas non plus voir les big tech et les GAFAM comme les grands méchants loups. Ils ont été novateur dans leur domaine et ont boosté l’industrie vers le haut. Mais aujourd’hui, c’est davantage la tournure géopolitique, économique et cet oligopole qui nous pousse à vouloir nous en détacher pour privilégier d’abord des solutions dites souveraines, voire même des solutions open-source self-hosted/on-premise (auto-hébergées) pour les plus radicaux.
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Il ne faut pas non plus voir les big tech et les GAFAM comme les grands méchants loups. Ils ont été novateurs dans leur domaine et ont boosté l’industrie vers le haut. Mais aujourd’hui, c’est davantage la tournure géopolitique, économique et cet oligopole qui nous pousse à vouloir nous en détacher pour privilégier d’abord des solutions dites souveraines, voire même des solutions open-source self-hosted/on-premise (auto-hébergées) pour les plus radicaux.
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Si cet enjeux est là et est bien réel, seuls les plus ferrus du numérique semble à peine se poser la question, et ce car les GAFAM, c’est le chemin de la facilité. L’humain cherchera toujours les outils les plus simples et efficaces pour accomplir ses objectifs, donc même une personne sensibilisée ne s’intéressera pas à changer de fournisseur d’email ou de moteur de recherche. C’est un peu la même chose que pour les enjeux environnementaux : nous en sommes tous conscients, mais les actions restent dérisoires car nous préférons la simplicité. Peut‑être en démontrerez-vous le contraire...
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Si cet enjeux est là et est bien réel, seuls les plus férus du numérique semblent se poser la question (et encore, ils se la posent à peine !) et ce car les GAFAM, c’est le chemin de la facilité. L’humain cherchera toujours les outils les plus simples et efficaces pour accomplir ses objectifs, donc même une personne sensibilisée ne s’intéressera pas forcément à changer de fournisseur d’email ou de moteur de recherche. C’est un peu la même chose que pour les enjeux environnementaux : nous en sommes tous conscients, mais les actions restent dérisoires car nous préférons la simplicité.
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= Bibliographie
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= Bibliographie
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