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@ -18,7 +18,7 @@
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#show link: this => {
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@ -141,7 +141,7 @@ Mais avant tout, si nous sommes traités comme des marchandises qui n’ont pas
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= Comment quitter les big tech
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Pour sortir de la dépendance des aux big tech, de nombreuses solutions existent. Leur mise en place peut être coûteuse en entreprise, et parfois chronophage pour les particuliers, mais globalement, même pour les personnes qui ne sont pas à l’aise avec le numérique, les solutions sont là. C’est la multiplication de petites actions qui permettent de réduire notre exposition. J’ai pour ma part déjà réduit la place des big tech dans mon environnement numérique, sans pour autant les retirer totalement. Nous évoquerons quelques-unes de ces solutions dans la dernière sous-partie.
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Pour sortir de la dépendance des aux big tech, de nombreuses solutions existent. Leur mise en place peut être coûteuse en entreprise, et parfois chronophage pour les particuliers, mais globalement, même pour les personnes qui ne sont pas à l’aise avec le numérique, les solutions sont là. C’est la multiplication de petites actions qui permettent de réduire notre exposition. J’ai pour ma part déjà réduit la place des big tech dans mon environnement numérique, sans pour autant les retirer totalement. Nous évoquerons quelques-unes de ces solutions par la suite.
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== Introduction à l’open-source
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@ -150,27 +150,36 @@ Les logiciels open-source rendent leur code source entierrement disponible, perm
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De nos jours, nos logiciels sont de moins en moins monolithiques et dépendent souvent d’un serveur web. Les solutions open-source deviennent alors non-utilisables pour un utilisateur classique et nécessitent de déployer l’application sur une infrastructure spécifique. Beaucoup d’entreprises décident alors de développer des logiciels libres et open-source et de baser leur business model sur le SaaS (Software as a Service) : ils vendent l’hébergement de leur solution, tout en permettant aux utilisateurs plus avancés de jouer avec le code source. C’est le cas de Nextcloud, Bitwarden, Odoo, GitLab, n8n, et bien d’autres. Ce modèle est beaucoup plus honnête que celui des big tech qui ferment leur code et jouent sur le secret technologique et la (fausse) gratuité. Vaultwarden est un bon exemple de fork (version alternative) du gestionnaire de mot de passe Bitwarden. Il rend certaines fonctionnalitées gratuites, et est lui aussi disponible en SaaS ou auto-hébergement.
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== Cas de l’éducation nationale
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Au delà de ces services, l’open-source, c’est aussi des logiciels pûr, par exemple la suite bureautique Libre Office, où la majorité des systèmes d’exploitation basés sur Linux. Utiliser ces solutions, c’est gagner en contrôle sur nos outils numériques.
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== Sensibilisation du grand public, ou pourquoi tout le monde s’en fout
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L’open-source a cependant aussi ses limites, notamment par son financement. Pour les entreprises proposant du SaaS, le financement est naturel, mais pour le reste, c’est sur leur temps libre que les développeurs contribuent. Des dépendances peuvent devenir cruciales car utilisées dans le monde entier, et reposent parfois sur les épaules d’un unique mainteneur. À l’Open Source Summit Europe de 2025, le développeur de `curl` (programme permettant de faire des requêtes HTTP, embarqué dans au moins un milliard d’appareils), Daniel Stenberg, a révélé être en stress permanent, devoir gérer un projet de près de deux cent mille lignes de code, avec une vingtaine de développeurs actifs dont le code doit être revu. Les entreprises reposant sur ces projets open source contribuent rarement à une sponsorisation du projet. Pour `curl`, « He [Daniel Stenberg] put up an excerpt of a message from Apple support, referring a customer to the curl project for help with their (Apple) device. He has received demands from companies for information on the project's development and security practices, often with tight deadlines for a response. He typically replies by sending back a support contract; that usually results in never hearing from the company again, he said. »#citef(<corbetChallengeMaintainingCurl2025>). Le fait de reposer sur des effectifs restreints, avec peu ou pas de budget, pose aussi des questions de sécurité. Les contributions des utilisateurs peuvent contenir du code malveillant et doivent être vérifiés finement.
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Les big tech sont aussi malgré tout de grands contributeurs des logiciels open source, de part leur force de frappe, et certains grands projets open-source tels que Linux déplorent d’importantes contributions via des adresses mail professionnelles#citef(<EmployesGAFAMGros>).
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== Solutions concrètes
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- Chat : Matrix, Beeper
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- Cloud : Nextcloud, Owncloud, Synology
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- Mail : Hébergeur local
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- Suite bureautique : Libre office
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- Notes : Obsidian, Anytype
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- Photos : Immich
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- Mots de passe : Bitwarden
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Les alternatives aux big tech sont nombreuses, mais il faut parfois être prêt à payer le vrai pris des choses.
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- Il est déjà possible de remplacer votre moteur de recherche. Passer à un moteur de recherche européen tel que Qwant, ou respectueux de la vie privée tel que Duck Duck Go est une première étape, mais pour aller plus loin, on peut aussi utiliser des moteurs de recherche payants, par exemple Kagi. Avec un moteur de recherche payant, nous sommes garantis de ne pas être le produit, et on peut être fier de payer la vraie valeur des choses !
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- Pour l’hébergement de fichiers, il est possible de choisir des acteurs européens et sécurisés tel que Proton Drive ou autre. Les solutions open-source et auto-hébergeable sont aussi nombreuses : Nextcloud, Owncloud, NAS Synology...
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- Pour les emails, pourquoi laisser Google lire tous nos mails ? Il existe de nombreuses alternatives européennes : Startmail, Tutamail, Proton Mail, etc. Auto-héberger ses emails est pour le coup beaucoup plus complexes (taux de disponibilité, DKIM/SPF, réputation de l’IP, ...), et les solutions open-source nécessitent une expertise technique minimale.
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- Concernant les suite bureautique, Libre Office est aujourd’hui capable d’ouvrir les fichiers d’Office 365 sans trop de problèmes, et son format open-source est de plus compatible avec de nombreuses solutions collaboratives (Nextcloud Office, Collabora Office).
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- Pour la prise de mail, vous pouvez rester propriétaire de vos idées avec Obsidian ou même Anytype pour une approche orientée objet.
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- Vos photos peuvent être auto-hébergées avec un serveur Immich, ne faisant aucun compromis par rapport à Google Photos.
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- Plutôt que de dépendre des gestionnaires de mot de passe qui vous bloquent dans un écosystème, vous pouvez utiliser Bitwarden ou Proton Pass. Bitwarden peut aussi être auto-hébergé, mais Vaultwarden peut être privilégié pour un auto-hébergement.
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- Enfin, pour ne plus dépendre des GAFAM pour envoyer des messages à vos amis, vous pouvez migrer vers le protocole Matrix. Le client multi-plateforme Element peut-être utilisé, joint avec le fournisseur Matrix de votre choix. C’est comme pour les emails : un protocole (Matrix), une application (Element, ...), et un fournisseur. Beeper peut aussi être utilisé pour faciliter la transition (les bridge de Beeper étant open-source, il est aussi possible de les implémenter sur son propre serveur Matrix).
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Pour simplifier la sortie des big-tech, vous pouvez passer par une association proposant ces services, par exemple le #link("https://www.chatons.org/")[collectif Chatons] ou #link("https://lacontrevoie.fr/")[la Contre-Voie].
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Pour les entreprises, les alternatives existent aussi, et consiste aussi en des sacrifices permettant toutefois de se libérer de l’emprise des big tech. Cela passe aussi par les suites bureautiques, les systèmes d’exploitation, les logiciels de collaboration et de gestion.
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= Conclusion
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Il est normal d’avoir des dépendances. Dans tout les domaines, nous avons toujours été dépendants. Dans l’industrie de nos fournisseurs, dans notre vie privée, nous sommes également dépendant de l’état, de notre commune #citen(<rousseauContratSocial1762>), et c’est normal pour un acteur publique. Mais se rendre dépendant d’un acteur privé étranger alors que d’autres solutions existent, cela peut être évité.
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Il est normal d’avoir des dépendances. Dans tous les domaines, nous avons toujours été dépendants. Dans l’industrie, nous dépendons de nos fournisseurs. Dans notre vie personnelle, nous sommes dépendant de l’état #citen(<rousseauContratSocial1762>), et c’est normal. Mais se rendre dépendant d’un acteur privé étranger alors que d’autres solutions existent, cela peut être évité.
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== Ce que nous ont apportés les big tech
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Il ne faut pas non plus voir les big tech et les GAFAM comme les grands méchants loups. Ils ont été novateur dans leur domaine et ont boosté l’industrie vers le haut. Mais aujourd’hui, c’est davantage la tournure géopolitique, économique et cet oligopole qui nous pousse à vouloir nous en détacher pour privilégier d’abord des solutions dites souveraines, voire même des solutions open-source self-hosted/on-premise (auto-hébergées) pour les plus radicaux.
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Si cet enjeux est là et est bien réel, seuls les plus ferrus du numérique semble à peine se poser la question, et ce car les GAFAM, c’est le chemin de la facilité. L’humain cherchera toujours les outils les plus simples et efficaces pour accomplir ses objectifs, donc même une personne sensibilisée ne s’intéressera pas à changer de fournisseur d’email ou de moteur de recherche. C’est un peu la même chose que pour les enjeux environnementaux : nous en sommes tous conscients, mais les actions restent dérisoires car nous préférons la simplicité. Peut‑être en démontrerez-vous le contraire...
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= Bibliographie
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@ -192,4 +201,4 @@ Il est normal d’avoir des dépendances. Dans tout les domaines, nous avons tou
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= Annexe IA
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Après une overdose de genAI, j’ai décidé de réaliser ce projet personnel en humanités sans aucun usage d’intelligence artificielle générative. Même pour du brainstorming, recherches ou relecture, aucune genAI n’a été utilisée. La relecture a été faite entierement manuellement.
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Après une overdose de genAI sur d’autres projets, j’ai décidé de réaliser ce projet personnel en humanités sans aucun usage d’intelligence artificielle générative. Même pour du brainstorming, recherches ou relecture, aucune genAI n’a été utilisée. La relecture a été faite entierement manuellement.
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@ -84,6 +84,18 @@
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file = {/Users/clement/Zotero/storage/WITTZCGQ/cloud-act-et-rgpd-protection-donnees-entreprises-europeennes.html}
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}
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@article{corbetChallengeMaintainingCurl2025,
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entrysubtype = {newspaper},
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title = {The Challenge of Maintaining Curl},
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author = {Corbet, Jonathan},
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date = {2025-08-29},
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journaltitle = {LWN.net},
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url = {https://lwn.net/Articles/1034966/},
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urldate = {2026-04-25},
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langid = {american},
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file = {/Users/clement/Zotero/storage/SMH76SAP/1034966.html}
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@online{DigitalSovereigntyWhen2025,
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title = {Digital sovereignty: when public actors move from words to action},
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shorttitle = {Digital sovereignty},
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